Explorateur des nouvelles mobilités
28 > 31 MARS 2019

Entretien - Comment Siemens Mobility connecte nos trajets

inOut 2019

De Bangkok à Rennes en passant par Francfort, Siemens Mobility développe des solutions innovantes dans les domaines du matériel roulant, de l’électrification et de l’automatisation ferroviaires ou encore des systèmes de gestion de trafic intelligents. Son credo : la digitalisation est le catalyseur de mobilités plus performantes, plus sûres et plus fluides. Eric Cazeaux, président de Siemens Mobility France, nous explique pourquoi et comment.

 

L’approche de Siemens Mobility, résumée par la devise « Shaping connected mobility » (« façonner la mobilité connectée »), repose sur le constat que les solutions digitales transforment l’industrie des transports. Ces technologies doivent notamment permettre de rendre les infrastructures plus intelligentes. Mais de quelles manières, et pour quels bénéfices ?

A l’heure actuelle, le potentiel des données est insuffisamment exploité. Les solutions digitales visent donc à exploiter les données pour améliorer significativement la gestion d’un réseau de transport, notamment en anticipant certaines défaillances.

Prenons deux exemples concrets : l’aiguillage et les portes des trains.

La défaillance d’une simple aiguille peut engendrer d’importantes difficultés d’exploitation. Par conséquent, nous développons des systèmes qui permettent de surveiller leur comportement – vitesse de mouvement, temps de réponse, etc. – pour anticiper d’éventuelles défaillances plusieurs semaines à l’avance. Cela permet ainsi d’éviter des interventions nocturnes, de programmer plus facilement les révisions et d’améliorer les circulations.

De la même manière, la panne des portes de trains est une hantise des opérateurs de transport. Imaginez les conséquences d’une panne à 8 heures du matin, quand les quais sont bondés, dans un RER qui transporte 1 million de passagers par jour. En utilisant des technologies de maintenance prédictive, on anticipe ainsi les révisions à l’atelier et on maximise la disponibilité  pour les usagers. 

Rendre les infrastructures intelligentes, c’est aussi informer les passagers sur le taux d’occupation des voitures, pour améliorer leur confort et limiter le temps d’échange en station. Grâce à des techniques diverses - data mining, machine learning, etc.- , nous simplifions grandement les mobilités du quotidien.

 

Comment les solutions numériques permettent-elles d’optimiser l’efficience, en particulier environnementale, des transports collectifs ?

L’efficience des transports collectifs n’est plus à démontrer. Il suffit de vivre un jour de grève des transports publics, avec son cortège d’embouteillages, pour se convaincre de leur importance pour réduire notre empreinte carbone, sans parler de leur rôle dans la vie économique.

Nous améliorons continuellement cette efficience énergétique, via l’aérodynamisme des trains, ou de nouveaux systèmes de freinage. Par exemple, le freinage 100% électrique, couplé à la synchronisation des arrêts et départs des trains d’un réseau, permet de transformer l’énergie cinétique des trains en énergie électrique réinjectée dans le réseau. Ainsi, on peut réaliser des économies d’énergie de l’ordre de 15 à 20%, sachant que l’énergie est le premier poste de dépenses d’un métro. Par ailleurs, les trains sont désormais recyclables à au moins 95%. C’est le cas du Cityval pour la ligne b de Rennes. Prendre en compte la dimension écologique du transport en commun est au cœur de la conception des nouveaux métros 100 % automatiques, sans conducteur, que commandent aujourd’hui les villes et les aéroports, en France ou à l’export.

 

Plus que jamais, la mobilité se veut centrée sur l’utilisateur. Comment améliore-t-on l’expérience voyageur, dans toutes ses dimensions ?

D’abord en améliorant la disponibilité des transports, ainsi que leur prédictibilité, notamment via une information trajet en temps réel. Informer le passager, c’est aussi lui fournir des informations via un écran digital sur une exposition temporaire, quand son tram, son bus ou son métro, passe à côté d’un musée par exemple.

Il s’agit aussi de renforcer la connectivité des transports. De plus en plus, les temps de trajet sont utilisés pour se détendre ou travailler, et les déserts de connectivité sont de moins en moins bien vécus. Pour que les trajets soient agréables, les espaces de voyage sont progressivement repensés et adaptés aux besoins des utilisateurs. Par exemple, à Rennes, le  nouveau Cityval dispose d’une très grande surface vitrée qui procure plus de lumière et une sensation de bien-être aux passagers. . Dans les zones aéroportuaires, nous adaptons la configuration intérieure du Cityval pour créer des espaces qui laissent plus de place aux bagages.

Au-delà de ces dimensions, les solutions digitales permettent de répondre encore mieux à des besoins plus fondamentaux comme la sécurité. Les systèmes de détection automatique permettent par exemple, en appui de l’œil humain, d’identifier immédiatement les agressions ou risques d’agression, pour un voyage en toute sérénité.

 

Dans les projets que vous portez ou accompagnez, quels sont ceux qui préfigurent l’avenir des mobilités ?

Les projets exemplaires sont nombreux, mais celui de la ligne b du métro de Rennes est  emblématique d’une mobilité connectée au service des opérateurs et des voyageurs. Ce nouveau métro, le Cityval, est totalement automatique et propose des configurations modulables dans la composition des rames ou l’espace intérieur. Doté de supports multimédias pour informer les passagers tout au long du trajet, il est entre autres équipé de systèmes de stockage et de réutilisation de l’énergie, de solutions de maintenance prédictive…

Cette nouvelle génération de métro, qui sera mise en service en 2020, réunit le meilleur des avancées dans le domaine de la mobilité.
 

Rame du Cityval de Rennes

 

 

SIEMENS MOBILITY EN BREF

Spécialiste des solutions de transport, Siemens Mobility emploie plus de 28 000 collaborateurs dans le monde et agit dans les domaines du matériel roulant, des automatismes de conduite et de contrôle des trains, de l’électrification, des systèmes de gestion de trafic intelligents, de maintenance… En France, l’entreprise emploie 600 personnes et constitue un centre de compétences mondial pour deux activités clés : les métros automatiques sans conducteurs, à Toulouse (31), et les automatismes de conduite et de contrôle des trains, à Châtillon (92).

 

 

06/02/2019

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